(ats) Au vu de la crise actuelle, la Confédération doit soutenir les entreprises de transports également en 2021. Le National a validé jeudi deux motions en ce sens de sa commission des transports.

La pandémie de coronavirus et les mesures prises pour la contenir ont également des conséquences substantielles sur le secteur des transports publics cette année, a rappelé Kurt Fluri (PLR/SO) au nom de la commission. La situation est particulièrement difficile, la plupart des entreprises ayant épuisé leurs réserves.

Une première motion, adoptée par 134 voix contre 50, exige une révision de la loi sur le transport de voyageurs, afin que la Confédération puisse verser des subventions aux entreprises de transports publics. Et ce aussi bien pour le trafic local et touristique que de grandes lignes, en principe indépendant sur le plan financier.

Pour le trafic local et touristique, les règles définies pour l'année 2020 dans la loi urgente sur le soutien des transports publics durant la crise du Covid-19 doivent être étendues à toute l'année 2021 dans une teneur si possible identique, a précisé le Soleurois. Pour le trafic longues distances, une solution spécifique doit être trouvée.

Seuls l'UDC et le Conseil fédéral se sont opposés au texte. Pour eux, certaines de ces charges reviennent aux cantons et aux communes. Pour le cas spécifique du trafic longues distances, il n'y a pas lieu de faire une exception alors que d'autres secteurs subissent aussi les conséquences de la crise du Covid-19, a déclaré la ministre des transports Simonetta Sommaruga. En vain.

Marchandises aussi à soutenir

Approuvée par 132 voix contre 5, la deuxième motion demande un soutien financier pour les entreprises actives dans le transport ferroviaire de marchandises. Malgré la baisse de la demande, le secteur continue de fournir des prestations qui revêtent une importance systémique pour le transport intérieur, selon la commission.

Sur ce point, le Conseil fédéral partage l'avis de sa commission. L'UDC estime quant à elle qu'une telle mesure n'est pas nécessaire. Le secteur montre au contraire des signes positifs puisque la quantité de marchandises transportées a augmenté, a plaidé Benjamin Giezendanner (UDC/AR). Sans succès.

Le Conseil des Etats doit encore se prononcer sur deux motions identiques déposées par sa commission.