Le gouvernement présentera dans un rapport les mesures et moyens de nature pénale, de police préventive et de droit public qui existent actuellement pour lutter contre les incitations publiques à la haine. Les discours de haine sont un grand problème, a expliqué Thomas Minder (Indépendant/SH) au nom de la commission.
Beaucoup pensent que tout est permis sur les réseaux. La liberté d'expression est souvent avancée et il reste des lacunes à combler dans ce domaine, selon lui.
Ces mesures peuvent être préventives, policières ou juridiques. Elles ne concernent pas seulement les actes de terrorisme, mais aussi les discours contre les homosexuels, les femmes ou les étrangers, ou encore l'antisémitisme.
Conscient des risques provoqués par la diffusion publique de discours haineux et de propagande extrémiste en ligne, le gouvernement a déjà commandé un rapport sur la gouvernance des services de plateforme, a rappelé la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga. Il est attendu pour la fin de l'année, il vaudrait mieux attendre ses conclusions avant d'envisager d'autres mesures.
Pour les sénateurs, ce rapport ne couvre pas toute la problématique, notamment de la propagande dans les mosquées ou des distributions de propagande. Raison pour laquelle ils tiennent à un examen plus exhaustif et ont décidé par 37 voix sans opposition de transmettre le postulat au Conseil fédéral.