Les organisations non gouvernementales helvétiques ne luttent pas à armes égales face à leurs concurrentes étrangères, notamment à cause des salaires élevés, a déploré Fabian Molina (PS/ZH) au nom de la commission. Yves Nidegger (UDC/GE) a lui dénoncé une "distorsion" de la concurrence en faveur des ONG étrangères.
La concurrence permet d'obtenir une meilleure prestation pour un certain prix, leur a répondu Roland Fischer (PVL/LU). Selon lui, les ONG suisses ont le savoir-faire et le professionnalisme nécessaires pour obtenir les mandats de la Confédération, il n'est pas nécessaire de recourir à des mesures protectionnistes.
Compétences
Un avis partagé par le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis. Une préférence nationale "nuirait à notre crédibilité", a-t-il dit. Lors des procédures d'appels d'offres, la Confédération peut donner plus de poids à certains critères, tels que les compétences, plutôt qu'au prix.
En outre, les ONG suisses sont tout à fait compétitives. Sur les 430 millions de francs de mandats accordés en quatre ans, elles en ont obtenu 300 millions, soit 70%. "Veut-on vraiment changer la loi pour augmenter encore cette part?", a demandé M. Cassis.
Le Tessinois a en outre souligné que seules les ONG ayant leur siège en Suisse ont accès aux contributions des programmes de la Coopération internationale. Soit 500 millions sur quatre ans.