De nombreux conseillers nationaux sont des parlementaires professionnels, selon la Zurichoise. Pour renforcer le système de milice, elle proposait de recourir à des suppléants qui auraient les mêmes droits et obligations que les députés.
Ce système de suppléance existe déjà dans des cantons comme le Valais, les Grisons ou le Jura, a pointé Doris Fiala. En Valais, les suppléants sont élus sur des listes distinctes. Cela permettrait de mieux concilier vies politique, professionnelle et familiale. Les députés absents pourraient être remplacés plus facilement pour une durée prolongée (maternité ou maladie).
La vie des indépendants, qui ne disposent pas d'autant de temps que les parlementaires professionnels pour leur mandat au National, serait aussi facilitée. Et ce serait l'occasion de lancer des jeunes et des femmes engagés en politique qui n'ont pas le réseau ni les moyens pour être directement élus au conseil national, a-t-elle poursuivi.
Intensité du mandat
"Il y a pléthore de candidats au National dans tous les cantons", lui a opposé Jean-Luc Addor (UDC/VS) pour la commission. Le problème réside plutôt dans l'intensité de l'engagement. "Il s'agit d'une activité à mi-temps, voire plus." Or ce n'est pas en recourant à des suppléants que cela fera diminuer la charge de travail. Un meilleur appui des services du Parlement ou des partis serait plus utile.
L'augmentation du nombre d'élus aurait en outre pour effet d'alourdir le fonctionnement du Parlement, a encore estimé le Valaisan. Et les interventions seraient multipliées par deux. Il a eu gain de cause.