(ats) La Confédération doit soutenir les entreprises de transports, victimes de la crise du coronavirus, cette année encore. Le Conseil des Etats a accepté mardi deux motions de sa commission des transports. La semaine dernière, le National a lui aussi validé deux textes en ce sens.

Les effets de la pandémie restent la principale préoccupation des entreprises de transports publics, a expliqué Mathias Zopfi (Verts/GL) au nom de la commission. Les pertes financières sont importantes.

La plupart des entreprises ont déjà épuisé leurs réserves, ce qui entraîne des problèmes de liquidités. Les règles définies pour l'an dernier dans la loi urgente sur le soutien des transports publics durant la crise du Covid-19 doivent être étendues à toute l'année 2021 dans une teneur si possible identique.

Exception prévue

La première motion, approuvée par 36 voix contre 3, exige une révision de la loi sur le transport de voyageurs, afin que la Confédération puisse verser des subventions aux entreprises de transports publics aussi bien pour le trafic local et touristique que de grandes lignes. Pour ces dernières, en principe indépendantes sur le plan financier, des mesures spécifiques doivent être prévues.

Ce sont celles-ci que la ministre des transports Simonetta Sommaruga, opposée à la motion, a remises en question. Pour le trafic longue distance, il n'y a pas lieu de faire une exception alors que d'autres secteurs subissent aussi les conséquences de la crise du Covid-19. Cette requête ne devrait pas figurer dans le texte, a-t-elle plaidé en vain.

Le Conseil des Etats a accepté sans opposition une deuxième motion qui demande un soutien financier pour les entreprises actives dans le transport ferroviaire de marchandises. Malgré la baisse de la demande, le secteur continue de fournir des prestations qui revêtent une importance systémique pour le transport intérieur.