Les difficultés du secteur sont "évidentes", a souligné Hans Wicki (PLR/NW) au nom de la commission, insistant sur la grande insécurité à laquelle les acteurs du tourisme doivent faire face. Les mesures prises par le Conseil fédéral "ont été et sont importantes", mais ne suffisent pas pour assurer la compétitivité de la Suisse à long terme.
Ce programme, d'une durée limitée, est destiné notamment aux hôtels, aux restaurants, aux établissements parahôteliers et aux remontées mécaniques. Il doit faciliter les investissements à venir dans le secteur, en se fondant sur des instruments existants, comme la nouvelle politique régionale ou Innotour.
Importants investissements européens
Ce programme d'impulsion doit permettre aux entreprises suisses de faire face à une très forte concurrence étrangère, a renchéri Beat Rieder (Centre/VS). Et de rappeler que l'Union européenne avait mis en place un fonds de huit milliards d'euros pour le tourisme.
La Suisse doit faire de même. "Nous devons tenir compte de ce que fait la concurrence étrangère", a insisté le sénateur haut-valaisan. Hans Stöckli (PS/BE) a de son côté estimé que ce programme d'impulsion devait permettre au tourisme helvétique de viser la durabilité.
Stratégie pour le tourisme
Le Conseil fédéral s'opposait à cette proposition. De nombreuses mesures ont déjà profité au tourisme, a souligné le ministre de l'économie Guy Parmelin, soulignant que le secteur a bénéficié de 21% des dépenses totales de RHT ou de près de 10% des crédits Covid-19.
Le Vaudois a également annoncé qu'il présenterait vendredi au Conseil fédéral un plan de relance pour le tourisme. Le Secrétariat d'Etat à l'économie est en outre en train d'élaborer une stratégie pour le tourisme, qui devrait être présentée à l'automne. Des instruments comme Innotour et la Nouvelle politique régionale devraient être temporairement étendus et renforcés.
Le Conseil national doit encore se prononcer. Le Conseil fédéral entend lui demander d'amender la motion pour axer le programme d'incitation non plus sur les investissements, mais sur la redynamisation de la demande et le maintien de la capacité d'innovation.