Pour le Grison, les agences de presse fournissent un service de base essentiel dans le paysage médiatique d'un Etat. Elles sont capitales pour la démocratie. Or la seule agence nationale, l'Agence télégraphique suisse (ATS) devenue Keystone-ATS, voit son existence menacée sans une aide étatique substantielle.
Dans un marché des médias très volatil, il s'agit de se poser la question de la propriété d'une agence de presse d'importance nationale et de son financement. Il serait donc utile de se poser ces questions à temps.
Le Conseil fédéral s'est montré d'accord avec la proposition. L'agence de presse fournit des prestations de base pour les médias de petite taille, donc des médias locaux. La solution en vigueur, qui prévoit un financement partiel, est insatisfaisante. Le postulat permet d'évaluer des alternatives, a déclaré la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga.
Andreas Glarner (UDC/AG) s'y est opposé. Pour lui, c'est un rêve de la gauche qui rappelle de très mauvais souvenirs et renvoie à l'agence TASS de l'ancienne Union soviétique. Il a critiqué une presse partiale qui va déjà dans le sens de l'écosocialisme.