Les données seraient publiées par les services cantonaux. Elles devraient être ventilées par polluant et par entreprise. Les cimenteries et les stations d'incinération des ordures ménagères seraient notamment concernées. Parmi les polluants à mesurer figureraient entre autres la dioxine, le benzène, les poussières fines et les gaz organiques.
La transparence accrue permettra d'éviter les transgressions des valeurs limites, selon le motionnaire. Actuellement, de nombreuses cimenteries continuent d'émettre trop de substances cancérigènes.
Et le Soleurois de donner plusieurs exemples. En 2018, la cimenterie Holcim sise à Untervaz (GR) a émis 40% de dioxine de plus que la quantité autorisée. Les valeurs journalières limites ont aussi été dépassées huit fois par Holcim à Siggenthal (AG), 21 fois par Jura Cement à Wildegg (AG) et même 23 fois par Ciment Vigier à Péry (BE).
Le dossier passe au Conseil des Etats.