(ats) Les parlementaires évoqueront la crise afghane durant cette session d'automne. Le bureau du Conseil national a accordé l'urgence à des interpellations déposées par tous les groupes parlementaires. Le débat, agendé au 30 septembre, portera sur les réfugiés.

Les Verts et les Vert'libéraux demandent notamment si le gouvernement est prêt à accepter un contingent de personnes vulnérables dans le cadre du programme de réinstallation mené par le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés.

Les Verts demandent aussi des visas humanitaires pour les anciens collaborateurs de la Confédération et pour les membres des familles élargies des Afghans établis en Suisse. Ils souhaitent en outre que les demandes d'asile pendantes des quelque 800 Afghans se trouvant en Suisse soient traitées en priorité.

Le Pvl demande pour sa part à la Confédération d'augmenter substantiellement son aide humanitaire et son engagement. Ceux-ci doivent se baser sur le cadre financier accordé à la Syrie, estime-t-il.

"Changement de paradigme"

De son côté, l'UDC demande un "changement de paradigme" pour se protéger de la vague migratoire qui menace de déferler d'Afghanistan. L'actuel droit d'asile global doit être remplacé par une nouvelle loi pour les situations de crise dans le voisinage.

La plupart des requérants arrivent en traversant des Etats jugés sûrs, souligne l'UDC, qui regrette que la loi sur l'asile "mélange aide, protection et admission". A ses yeux, "la tradition d'asile n'est pas une invitation à l'immigration de dizaines de millions" de personnes.

Le parti demande au Conseil fédéral quels moyens il entend mettre en place pour assurer le contrôle des frontières. Il exige aussi que les personnes entrées illégalement en Suisse soient placées dans des centres fermés jusqu'à leur renvoi. Une autre intervention demande comment la Suisse compte gérer l'immigration de manière autonome.

Débat urgent sur la pandémie

Les Chambres tiendront également un débat urgent sur la pandémie et les soins, comme l'ont demandé notamment les groupes Verts et Vert'libéraux. La discussion aura lieu le 29 septembre.

La pandémie a mis en lumière le manque cruel de données statistiques sur le personnel de santé, constatent les Verts. Or l'évolution démographique exige de former des dizaines de milliers de personnes dans ce domaine dans les prochaines années.

Ils exigent des améliorations des conditions de travail soit dans le domaine législatif ou par des conventions collectives. Les statistiques dans le domaine de la santé devraient être améliorées.

Les Vert'libéraux pointent quant à eux le manque de personnel spécialisé qui s'est révélé durant la crise du Sars-Cov-2. Faudrait-il imposer aux cantons des normes minimales en matière d'encadrement afin d'assurer la qualité des soins, se demandent-ils. Quelles mesures à prendre pour mieux soutenir les cantons, poursuit le PVL.