(ats) Le Conseil fédéral doit mettre en place une stratégie nationale en faveur de la santé des enfants et des adolescents. Le National a accepté jeudi par 110 voix contre 77 une motion en ce sens de Christian Lohr (Centre/TG).

Malgré le bon fonctionnement du système de santé suisse, les possibilités ne sont pas réparties de façon égale. Nombre de risques sanitaires et troubles psychiques trouvent leur source dans l'enfance ou l'adolescence, a souligné le Thurgovien.

Cette stratégie doit comporter des objectifs, un plan d'action et une solution de financement ciblé à long terme. Outre la santé, elle doit prendre en compte "tous les domaines politiques pertinents", estime M. Lohr. Des facteurs comme l'entourage (famille, école) ou l'environnement (statut socioéconomique, emplacement du logement, activités physiques possibles) participent à un développement sain.

Le Conseil fédéral reconnaît l'importance que revêt une politique globale de l'enfance et de l'adolescence en matière de santé. Il existe toutefois à tous les niveaux fédéraux et dans de nombreux domaines politiques des mesures concernant la santé des enfants et des jeunes, a souligné Alain Berset.

Le rapport national sur la santé 2020 fournit une feuille de route, a ajouté le ministre de la santé, en ajoutant que des discussions régulières ont lieu sur le sujet. L'élaboration d'une stratégie en faveur de la santé des enfants et des adolescents englobant tous les niveaux fédéraux, tous les domaines politiques et toutes les stratégies et programmes correspondants représenterait une tâche extrêmement complexe et coûteuse, a plaidé en vain le Fribourgeois.

Etude de cohorte

La Chambre du peuple a également approuvé par 106 voix contre 80 une motion de Benjamin Roduit (Centre/VS) demandant la mise en place d'une cohorte généraliste pour suivre sur plusieurs décennies la santé physique et psychique des enfants et des adolescents.

Ces études devront permettre de faire état de la santé des enfants et des adolescents, mais également de conclure si leur cadre de vie est favorable à leur santé, a expliqué le Valaisan. Elles devront aussi tenir compte de leur contexte familial, social et économique, ainsi que de leur niveau de formation et de leurs habitudes de vie.

Selon lui, la Suisse ne peut dépendre d'études réalisées à l'étranger sans être sûre que les résultats correspondent aux réalités helvétiques. Alain Berset a reconnu l'existence de lacunes, mais les objectifs peuvent être atteints par d'autres voies. Des travaux sont en cours de réalisation, a-t-il soutenu.