Des pratiques intolérables ont été utilisées lors de la récolte de signatures pour le référendum contre la norme anti-homophobie. Certains récolteurs avaient défendu l'inverse de ce qu'ils faisaient signer. La pratique s'est répétée lors du référendum contre le congé paternité. "La réalité du terrain implique qu'il faut pouvoir croire la personne qui vous parle", a soutenu Baptiste Hurni.
Le débat démocratique ne sera pas amélioré avec des dispositions pénales, a contré le chancelier de la Confédération Walter Thurnherr. Au vu des documents à remplir, les personnes devraient savoir ce qu'elles signent. Cela pourrait aussi retarder la validation des référendums, alors que le but est de donner au peuple la possibilité de se prononcer.
Rémunération
Dans la foulée, le National a enterré par 123 voix contre 61 une seconde motion du Neuchâtelois visant à interdire la récolte rémunérée de signatures en s'inspirant du modèle genevois. Les derniers scandales prouvent les dérives du système. Cette mercantilisation des instruments de la démocratie cause également un dégât d'image aux bénévoles, selon M. Hurni.
Le Conseil fédéral rappelle qu'on ne peut pas déduire que toute collecte rémunérée est frauduleuse. Les comités sont responsables de s'assurer que la collecte se base sur des méthodes honnêtes.