"Le Parlement comptera ainsi des personnes de référence qui suivent les dossiers et soignent un réseau", a précisé Sophie Michaud Gigon (Verts/VD) pour la commission. Une consultation plus fluide remplacera un travail ponctuel ad hoc.
"Avec une délégation, la Suisse sera mieux en mesure de défendre ses intérêts", a ajouté Samuel Bendahan (PS/VD). "La politique de la chaise vide n'est jamais bonne. Il vaut mieux influencer la soft law à la source que s'en plaindre par la suite", a abondé Christian Lüscher (PLR/GE), précisant qu'il en va de l'image de la Suisse.
Pour l'UDC, rejointe par quelques députés PLR, une telle délégation n'aurait aucune influence. L'OCDE n'est pas un vrai parlement qui influence les lois, a taclé Thomas Aeschi (UDC/ZG). Elle est simplement informée des décisions prises. Il n'est pas nécessaire, selon lui, de former une nouvelle délégation. Sans succès.
Huit membres
Huit membres, quatre de chaque Conseil, constitueront la délégation. La représentation des groupes parlementaires et des différentes commissions thématiques devra être respectée. L'UDC, le PS et le Centre enverront chacun deux représentants; les Verts et le PLR un seul.
La délégation participera, sur mandat de l'Assemblée fédérale, aux différentes manifestations organisées par l'OCDE qui s'adressent aux parlements nationaux. Elle pourra ainsi être à même, en cas d'évolution rapide des événements sur la scène internationale, d'apporter son expertise aux différentes commissions thématiques.