(ats) Les parlementaires fédéraux devraient voyager en train plutôt qu’en avion. Le National a accepté mardi par 114 voix contre 64 un projet calqué sur la pratique imposée aux employés de la Confédération. L’objectif est de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le Conseil des Etats doit se prononcer.

L’initiative parlementaire de Michael Töngi (Verts/LU) a pour but de limiter au maximum les vols courts. Les députés ne pourront ainsi voyager en avion que si la durée du voyage en train est d’au moins six heures ou si cela entraîne une ou plusieurs nuits d’hôtel supplémentaires. Des exceptions seront possibles pour les députés ayant des problèmes pour se déplacer.

Il est important que les députés soient soumis aux mêmes conditions que les employés de la Confédération, ce d'autant plus que les membres de commission sont souvent accompagnés de fonctionnaires fédéraux, a plaidé pour la commission Benjamin Roduit (Centre/VS). La règle est en vigueur au sein de la Confédération depuis le 1er juillet 2020.

Pour les députés, cette mesure s’appliquerait seulement pour les activités parlementaires officielles. Ne seraient pas concernés les voyages d’intergroupes parlementaires et de groupes d’amitié ou des voyages privés.

Peu efficace

L'udc et quelques élus PLR doutent de la pertinence d'un tel projet. Un trajet à Bruxelles dure un peu plus que 6 heures, Rome 7 heures. Dans la pratique, il n'y aura pas de changement, a avancé Thomas Aeschi (UDC/ZG). "On décide ici d'un acte pour la galerie".

Il faut laisser davantage de liberté dans le choix du moyen de transport et mettre l’accent sur les coûts plutôt que sur la durée du voyage. Leur proposition de ne pas entrer en matière n'a quand même pas passé.