Contrairement au Conseil des Etats, tout est orchestré à l'avance et les possibilités de s'exprimer sont réduites au National, fait-elle valoir. Les réponses spontanées sont impossibles et les députés sont trop souvent limités à poser des questions. Le peuple ne peut pas savoir ce que pensent ceux qu’il a choisis pour le représenter.
Le Parlement zurichois, dont la taille est similaire à celle du National, pratique le débat libre. Cela ne veut pas dire que le temps de parole est illimité. Et des possibilités existent pour éviter que les échanges ne s'éternisent. Cela permet d'améliorer la qualité des échanges, selon la Zurichoise.
Un débat libre sur un objet controversé pourrait énormément ralentir le processus législatif, a rétorqué Michaël Buffat (UDC/VD) au nom de la commission. Le Conseil des Etats a une autre culture du débat, selon Kurt Fluri (PLR/SO). Avec les temps de parole définis au National, on peut se contenter de quatre sessions par an, a-t-il complété.