Les jeunes en apprentissage doivent régulièrement mettre un terme à leur formation parce que leur demande d'asile a été rejetée. Mais certains ne peuvent pas rentrer dans leur pays d'origine. Il en résulte qu'ils doivent vivre de l'aide sociale au lieu de pouvoir subvenir eux-mêmes à leurs besoins. Une situation absurde, de l'avis du Bernois.
Les cantons recourent rarement aux dérogations. De plus, les conditions fixées au niveau fédéral sont trop restrictives, en particulier celle qui exige que la personne doit avoir suivi l'école obligatoire de manière ininterrompue durant cinq ans au moins en Suisse.
La ministre de justice et police Karin Keller-Sutter a rappelé que le délai pour le renvoi peut être prolongé d'un an si la personne a presque fini sa formation. Modifier la loi n'est pas approprié, estime-t-elle.