Le Conseil des Etats et le Conseil fédéral voudraient permettre aux médecins de communiquer plus simplement à l'Office fédéral de l'aviation civile des informations qui ont une incidence sur la sécurité aérienne. Il faut faire primer la sécurité des passagers, a déclaré Jon Pult (PS/GR).
L'objectif n'est pas d'empêcher un pilote de voler, mais de vérifier son aptitude, a ajouté la ministre des transports Simonetta Sommaruga. Il ne s'agit pas de signe de défiance mais d'une garantie supplémentaire pour plus de sécurité.
Un argument contré par une majorité UDC, du Centre et du PVL. Dans le pire des cas, un nouveau droit d'annoncer détériorerait la sécurité, selon le rapporteur de commission Philipp Matthias Bregy (Centre/VS).
Un tel droit donne en effet une obligation morale aux médecins d'annoncer un problème. Cela romprait la relation de confiance entre le pilote et son médecin, selon Thomas Hurter (UDC/SH), président d'Aérosuisse. Un contrôle a déjà lieu tous les 6 à 12 mois, comprenant un examen psychologique.
Des arguments qui ont juste convaincu. Le Conseil des Etats doit une fois de plus se prononcer sur cette ultime divergence. En septembre, cette disposition avait été adoptée par 31 voix contre 11.
Six ans après le drame de Germanwings, la Suisse veut adapter à son tour sa sécurité aérienne. Les Chambres se sont déjà mises d'accord sur l'utilisation d'alcooltests aléatoires.