L'idée est de basculer quelque 3000 bus régionaux ou locaux vers une consommation non fossile, a expliqué pour la commission Martin Candinas (Le Centre/GR). Cette stratégie globale de promotion des bus électriques doit tenir compte du transport régional de voyageurs et du trafic local.
La motion, soutenue par le gouvernement, prévoit aussi de rapidement limiter l'exonération de l'impôt sur les huiles minérales dont bénéficient les transports publics et d'affecter les recettes supplémentaires à la promotion de véhicules de transport utilisant des énergies non fossiles. Cette mesure était prévue dans le projet rejeté de loi sur le CO2 et n'était guère contestée, a souligné M. Candinas.
Un point contesté par Benjamin Giezendanner (UDC/AG). "C'est une fausse incitation", a-t-il lancé. "La décarbonisation oui, mais le tout-électrique, non". Il faut donner une chance à l'hydrogène et à l'innovation avec d'autres énergies synthétiques, pour éviter tout problème avec l'approvisionnement en courant.
Une argumentation pas cohérente, selon la ministre des transports Simonetta Sommaruga. "Il faut avancer maintenant sur le chemin de la décarbonisation." Cela n'entravera pas l'innovation et la recherche.
De nombreux orateurs UDC se sont succédé pour dire tout le mal qu'ils pensent de la stratégie énergétique de la Confédération. Mais la motion a été soutenue par 119 voix contre 55. L'objet passe au Conseil des Etats.