La plupart des dispositions de la loi doivent prendre fin en décembre 2021. Mais La situation est très préoccupante au vu des contaminations dont personne n'aurait imaginé l'ampleur il y a une semaine, a déclaré pour la commission Paul Rechsteiner (PS/SG). Une prolongation de la base légale pour gérer une future crise s'impose. Une politique que le peuple a plébiscitée dimanche, a-t-il précisé.
Aujourd'hui, au vu de l'évolution imprévisible de l'épidémie, la révision visant à proroger les instruments pour amortir le choc dans l'économie, la culture ou le sport sont plus nécessaires que jamais, a renchéri Charles Juillard (Centre/JU). "On offre la possibilité au Conseil fédéral de recourir à ces instruments en cas de nécessité.
Les prolonger jusqu'à la fin de l'année donne de la visibilité et de la confiance", a poursuivi le Jurassien. Le ministre de la santé Alain Berset a abondé: avec cette base légale à disposition, cela permet de réagir très rapidement en fonction de l'évolution de l'épidémie.
UDC isolée
L'udc a été bien seule pour demander un retour à la normalité plus rapide. La situation actuelle qui nécessite une loi spéciale recèle un gros potentiel explosif, selon Hannes Germann (UDC/SH). Le peuple accepte des mesures duement justifiées, mais pour une période limitée. "Il faudra bien vivre un jour avec ce virus, bon gré mal gré".
Concrètement, Jakob Stark (UDC/TG) aurait voulu limiter les dispositions de la loi Covid-19 à fin juin 2022. Mais on ne vote pas ici sur la durée de la pandémie, mais sur la durée des mesures pour y faire face, a rétorqué Paul Rechsteiner. Alain Berset a aussi plaidé pour une prolongation sur une année civile. Des arguments qui ont fait mouche: la proposition UDC a été rejetée par 28 voix contre 10.
Les discussions se sont surtout focalisées sur les prestations de soutien dans le domaine professionnel en cas de nouvelles fermetures d'entreprises ou interdiction de manifestations.