La plupart des patients ayant contracté le Covid-19 se rétablissent complètement. Mais ce n'est pas le cas de tous, a rappelé Marina Carobbio (PS/TI) au nom de la commission. Certains passent même entre les mailles du système, car ils n'ont jamais été hospitalisés. Ils se retrouvent alors livrés à eux-mêmes.
Un suivi systématique et scientifique des cas doit donc être mis sur pied. Un point de contact doit être créé, en concertation avec les cantons, les milieux de la recherche et les médecins, pour faciliter l'enregistrement des cas. Et les chercheurs devront disposer de fonds suffisants.
Lors de la mise en œuvre, il faudra tenir compte non seulement de la recherche, mais aussi des possibilités de traitement. Un intérêt tout particulier devra être porté au syndrome de fatigue chronique, a insisté la Tessinoise. S'il reconnaît la nécessité d'étudier les effets à long terme du coronavirus, Hannes Germann (UDC/SH) doute de l'utilité de la motion. Il n'a toutefois convaincu qu'une partie de la droite.
Une personne sur quatre
Le ministre de la santé, Alain Berset, a également admis qu'il y avait du travail à faire. "Une personne sur quatre présente des symptômes longtemps après une infection. Et plus d'un million de personnes ont été infectées en Suisse." Cela fait beaucoup de personnes. Le nombre continuera également d'augmenter avec le temps.
En l'absence de base légale, il ne sera toutefois pas possible d'effectuer un suivi individuel des cas, a souligné le Fribourgeois. Les canaux et structures en place devront être utilisés.