Pour l'auteur du texte, Sidney Kamerzin (Centre/VS), la crise sanitaire actuelle a montré l'importance de la numérisation de notre société. Seul un Parlement entièrement numérique peut fonctionner à distance, estime-t-il. Une nouvelle crise n'est pas exclue. Il faut être préparé.
Le Valaisan souhaite passer le plus rapidement possible et de façon définitive à un Parlement entièrement numérisé en supprimant les documents papiers. Ainsi, tous les documents parlementaires seraient établis, transmis et traités par voie numérique.
Déjà en cours
"Nous ne remettons pas en question la pertinence d'un changement de paradigme", a expliqué Elisabeth Baume-Schneider (PS/JU) au nom de la commission. La consommation totale de papier par le Parlement et ses services s'élevait à 10 millions de feuilles pour l'année 2016, soit environ 85 kilos par personne, a-t-elle rappelé.
Et de souligner qu'il est déjà possible de renoncer au papier. Vingt-neuf députés et sept sénateurs travaillent déjà de manière entièrement numérique.
Des projets en ce sens sont déjà en cours, a souligné la Jurassienne. Le système Curia Plus devrait être mis en place fin 2023. Le travail des Chambres et des commissions pourra se faire de manière entièrement électronique. Il n'est donc pas nécessaire de prendre des mesures complémentaires.
Ruedi Noser (PLR/ZH) a pour sa part avancé que le texte ne concerne en réalité que le National. La loi prévoit que chaque Chambre émet sa propre loi sur son fonctionnement. "Le National peut donc faire ce qu'il veut", a-t-il argué. En vain.