Les prix pratiqués par les laboratoires suisses sont beaucoup plus élevés que dans les pays limitrophes, a expliqué Damian Müller (PLR/LU) au nom de la commission. Ils sont jusqu'à trois fois plus coûteux selon les prestations.
La différence ne peut pas se justifier uniquement par les coûts plus élevés en Suisse. Si les prix des analyses étaient égaux à ceux pratiqués chez les voisins, les économies pourraient atteindre plusieurs centaines de millions de francs par an pour l'assurance obligatoire des soins.
En outre, les tarifs de ces analyses ne sont pas réexaminés régulièrement, comme c'est le cas pour les médicaments, a déploré le Lucernois. Le dernier examen remonte à 2009.
Le Conseil fédéral soutenait cette demande. L'Office fédéral de la santé publique a commencé à réexaminer à la fin 2017 les tarifs figurant dans la liste des analyses.
Il n'est pas prévu de procéder à des baisses forfaitaires, mais chaque tarif sera examiné indépendamment, a précisé Alain Berset. Le ministre de la santé s'attend toutefois à ce que ce processus aboutisse à une baisse globale.