(ats) Les jeunes arrivés tardivement en Suisse en provenance de l'UE, de pays de l'AELE ou d'Etats tiers doivent avoir un accès à une formation professionnelle. Le National a approuvé lundi, par 119 voix contre 57, une motion du Conseil des Etats qui vise à pérenniser le soutien de la Confédération dans le domaine.

Les personnes visées ne sont pas des requérants d'asile, mais des personnes souvent arrivées en Suisse lors du regroupement familial. Quelque 15'000 personnes sont concernées, dont 70% sont des femmes.

Ces personnes ont parfois des formations lacunaires. Leur intégration revêt un intérêt économique et social non négligeable, a expliqué Marie-France Roth Pasquier (Centre/FR) au nom de la commission.

En 2019, le Conseil fédéral a étendu le programme pilote "Préapprentissage d'intégration" aux personnes en provenance de l'UE, de l'AELE ou d'Etats tiers et arrivées tardivement en Suisse. Jusqu'en 2024, la Confédération affecte 18 millions de francs par an à ce programme, les cantons devant participer au financement.

Pour que les cantons puissent poursuivre durablement cet engagement, il faut que la Confédération pérennise son soutien financier. Cet investissement est dans l'intérêt des collectivités publiques: les personnes n'ayant aucun diplôme risquent d'avoir davantage recours à l'assurance chômage, à l'aide sociale ou à l'assurance invalidité.

L'udc s'est opposée au texte. La Confédération dispose déjà de suffisamment de programmes visant l'intégration des jeunes, selon elle. Elle préférerait attendre l'évaluation du programme-pilote, avant de prendre une décision concernant un éventuel soutien supplémentaire.