Suivant le gouvernement, les sénateurs voudraient permettre aux médecins de communiquer plus simplement à l'Office fédéral de l'aviation civile des informations qui ont une incidence sur la sécurité aérienne. Il faut faire primer la sécurité des passagers, a déclaré Mathias Zopfi (Verts/GL) au nom de la commission.
L'objectif n'est pas d'empêcher un pilote de voler, mais de vérifier son aptitude, a ajouté la ministre des transports Simonetta Sommaruga. Il ne s'agit pas de signe de défiance, mais d'une garantie supplémentaire pour plus de sécurité.
Le droit d'annonce existe déjà depuis 1995 pour le transport routier, il n'a pas donné lieu à des problèmes, a-t-elle relevé. Il ne doit par ailleurs s'appliquer qu'en dernier recours, a précisé M. Zopfi.
Le National doit à nouveau se prononcer. La semaine dernière, la Chambre du peuple avait refusé cette disposition par 88 voix contre 82.
Six ans après le drame de Germanwings, la Suisse veut adapter à son tour sa sécurité aérienne. Les Chambres se sont déjà mises d'accord sur l'utilisation d'alcooltests aléatoires.