(ats) "La pandémie de coronavirus nous a certes séparés, mais elle ne nous a pas divisés", a lancé mercredi le président élu de la Confédération Ignazio Cassis devant l'Assemblée fédérale. L'année à venir sera une année d'écoute réciproque. "L'enjeu sera de nous redécouvrir plus forts et unis que jamais."

La pandémie a été au coeur du discours du Tessinois. "Elle a touché chacun d'entre nous. Elle a pointé ce qui nous sépare: les malades et les bien portants, les jeunes et les moins jeunes, les vaccinés et les non vaccinés, les centralistes et les fédéralistes", a-t-il relevé. "Mais elle ne nous a pas divisés."

"La pandémie requiert beaucoup de patience", a continué l'ancien médecin cantonal, jusqu'ici relativement effacé sur le dossier. "Le virus restera, mais la crise prendra fin. Le combat entre l'homme et les virus existe depuis la nuit des temps. Mais nous sommes toujours retombés sur nos pieds."

En ces temps de vulnérabilité, d'impatience et de polarisation, Ignazio Cassis a appelé à l'unité. La pluralité, que la Suisse connait bien, est parfois laborieuse et inconfortable, a-t-il poursuivi. "Mais c'est aussi une grande richesse." Elle permet de trouver de bonnes idées et est une source d'innovation.

La diversité permet de nous mettre dans la peau de l'autre et de trouver des compromis, a continué le ministre des affaires étrangères. Vivre dans une société plurielle est un "acte de volonté de la Suisse", qu'il souhaite vivre aussi l'année prochaine.