(ats) L'ampleur du soutien d'Innosuisse divise toujours les Chambres. Alors que le National souhaite se montrer plus généreux envers les bénéficiaires, le Conseil des Etats s'en est tacitement tenu lundi à la proposition du gouvernement.

Le Conseil fédéral entend assouplir la marge de manoeuvre d'Innosuisse. L'Agence suisse pour l'encouragement de l'innovation doit pouvoir soutenir les entreprises à hauteur de 40% à 60% du coût total d'un projet, selon lui. La règle actuelle veut que les coûts soient partagés à parts égales.

Le National voudrait lui abaisser la participation des bénéficiaires entre 30 et 50%. Pas question pour les sénateurs. Une fourchette de 40 à 60% est plus appropriée et permet d'assurer un engagement flexible, a plaidé le ministre de l'économie Guy Parmelin. Environ 30 projets de moins seraient soutenus par Innosuisse, si la fourchette est abaissée comme le souhaitent les députés.

Activités adaptées

Outre cette flexibilité introduite pour financer des projets, la révision de loi ne redéfinit pas fondamentalement les activités de l'Agence suisse pour l'encouragement de l'innovation. Il les adapte à un environnement en constante évolution.

Le but est aussi de soutenir directement des start-ups, un secteur qui prend toujours plus d'importance. Innosuisse doit en effet pouvoir soutenir les jeunes entreprises lorsque celles-ci se préparent à entrer sur le marché.

Actuellement, elles ne peuvent solliciter l'agence que dans les domaines de la formation continue, du coaching et de l'internationalisation, ou lorsqu'elles participent à des projets d'innovation en tant que partenaires chargés de la mise en valeur.