Les sénateurs ont maintenu leur décision par 25 voix contre 19. Jeudi, le Conseil national avait voté contre cette coupe transverse. L'objectif n'est pas de réduire le personnel fédéral, mais de réduire sa progression, a souligné Peter Hegglin (Centre/ZG) au nom de la commission.
Selon lui, il devrait être possible de réaliser cette économie grâce aux fluctuations de personnel. Cette mesure laisse une grande liberté de manoeuvre au Conseil fédéral, a renchéri Benedikt Würth (Centre/SG), elle ne vise pas un département en particulier.
Eva Herzog (PS/BL) a de son côté mis en garde contre des coupes "arbitraires", alors qu'Olivier Français (PLR/VD) a estimé que les "bons élèves" pourraient être sanctionnés au même titre que les mauvais élèves.
Le ministre des finances Ueli Maurer a quant à lui reconnu qu'il n'est pas impossible de procéder à cette réduction. Une telle coupe ne permettrait toutefois aucune économie et n'est pas nécessaire. Le Conseil fédéral examine déjà soigneusement tous les postes de travail, a-t-il dit.
Hausse pour les familles
Le budget 2022 présenté par le gouvernement prévoyait 78,642 milliards de francs de recettes et 80,725 milliards de dépenses, pour un déficit de 2,082 milliards.
Les deux Chambres se sont déjà mises d'accord sur une augmentation de 256,6 millions, dont une rallonge de 233 millions de francs pour le fonds d'infrastructure ferroviaire. Cette somme correspond au maximum de la part du produit net de la redevance pour les poids lourds.
Le National a encore ajouté une enveloppe de 390'000 francs supplémentaires en faveur de la fondation privée "Office de l'Ombudsman des droits de l'enfant Suisse".
Lundi, le Conseil des Etats a tacitement accepté cette hausse, tout en refusant que ce montant soit explicitement attribué à la fondation tant que les bases légales ne sont pas créées. Cette enveloppe pourrait être attribuée à une autre instance poursuivant le même objectif, selon M. Ettlin.
Pas de nouvelles dépenses extraordinaires
La Chambre des cantons a en outre refusé d'inscrire comme dépenses extraordinaires les 57,5 millions destinés à l'acquisition de médicaments et de prestations vaccinales, comme le souhaite le National. Cela permettrait de les exclure du frein aux dépenses.
La semaine dernière, les deux Chambres avaient déjà fait de même avec l'aide Covid aux transports publics (215 millions). Un "artifice" qu'avait alors critiqué le ministre des finances Ueli Maurer.
Le projet retourne au Conseil national.