Cette mesure créerait de l'insécurité au sein de l'administration fédérale, a déclaré Sarah Wyss (PS/BS) au nom de la commission. Pour Daniel Brélaz (Verts/VD), l'hypothèse la plus probable serait une coupe linéaire dans tous les départements, ce qui est "par définition absurde".
Les augmentations prévues à l'avenir concernent essentiellement le domaine de la sécurité et de la cyberdéfense, il ne faut prendre aucun risque dans ces domaines, a ajouté Heinz Siegenthaler (Centre/BE).
Le gouvernement examine déjà soigneusement tous les postes de travail, a de son côté plaidé le ministre des finances Ueli Maurer. Il serait possible de réduire les dépenses de 3 pour mille, mais cela reviendrait à "désavouer" le travail de l'administration, a-t-il ajouté.
Avec cette réduction, UDC et PLR entendent donner un "signal". La Confédération engage en moyenne 500 employés en plus chaque année, a répondu Peter Schilliger (PLR/LU). Il doit être possible de ralentir cette hausse, notamment grâce à des gains en efficience ou la numérisation. La coupe proposée correspond à 120 places, a-t-il précisé.
Droits des enfants
Le National s'est en revanche rallié au Conseil des Etats sur les deux dernières divergences. Il a accepté que l'enveloppe de 390'000 francs supplémentaires pour la protection des droits de l'enfant ne soit pas explicitement attribuée à la fondation privée "Office de l'Ombudsman des droits de l'enfant Suisse" tant que les bases légales ne sont pas créées. Elle pourrait être attribuée à une autre instance poursuivant le même objectif.
Les députés ont également renoncé à inscrire comme dépenses extraordinaires les 57,5 millions destinés à l'acquisition de médicaments et de prestations vaccinales. Cela aurait permis de les exclure du frein aux dépenses.
Cette décision a été prise "à contre-coeur", a souligné Gerhard Andrey (Verts/FR). Selon Daniel Brélaz, il s'agit d'éviter que cette enveloppe ne disparaisse en cas d'échec de la conférence de conciliation. Plusieurs intervenants ont insisté sur le fait qu'il s'agit effectivement de dépenses extraordinaires liées à la pandémie.
Le budget 2022 présenté par le gouvernement prévoyait 78,642 milliards de francs de recettes et 80,725 milliards de dépenses. Les Chambres se sont montrées plus généreuses, ajoutant 257 millions de francs. Elles ont en particulier approuvé une rallonge de 233 millions de francs pour le fonds d'infrastructure ferroviaire.