Les jeunes en apprentissage doivent régulièrement mettre un terme à leur formation parce que leur demande d'asile a été rejetée, a déploré Carlo Sommaruga (PS/GE). Certains ne peuvent pas rentrer dans leur pays d'origine et doivent donc vivre de l'aide sociale au lieu de pouvoir subvenir eux-mêmes à leurs besoins. Le problème est récurrent, selon Elisabeth Baume-Schneider (PS/JU).
Il est question d'indépendance économique mais aussi d'intégration, a appuyé Charles Juillard (Centre/JU). La formation fait partie intégrante de l'intégration et est essentielle, que le demandeur d'asile reste en Suisse ou rentre dans son pays d'origine.
La formation d'apprentis issus de la migration est aussi importante pour les entreprises helvétiques, dont il faut reconnaître "l'engagement et l'ouverture", a poursuivi Mme Baume-Schneider. Dans certains corps de métier, la liste des places vacantes s'agrandit.
Peu de personnes concernées
Pour la droite, il est question d'avoir une politique d'asile "conséquente". Si une demande d'asile est refusée, il faut quitter la Suisse, a martelé Daniel Fässler (Centre/AI) pour la commission.
Il n'y a pas lieu de changer la législation, a argué la ministre de justice et police Karin Keller-Sutter. Le problème soulevé ne concerne qu'un nombre restreint de personnes depuis l'entrée en vigueur de la procédure d'asile simplifiée en 2019. Des instruments existent déjà pour trouver des solutions pour ces rares cas, a précisé M. Fässler.
La motion va à l'encontre de cette révision de la loi sur l'asile, a estimé Philippe Bauer (PLR/NE). "On a toujours dit qu'on voulait des procédures plus rapides."