(ats) Les diplômes professionnels devraient être renommés "bachelor" ou "master" professionnels. Le National a adopté mardi, par 129 voix contre 54, une motion de Matthias Aebischer (PS/BE). Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.

Mieux formés que leurs camarades européens, les jeunes Suisses n'ont toutefois pas toujours accès aux mêmes opportunités. Faute d'avoir un diplôme intitulé "bachelor" ou "master", ils ne peuvent pas postuler à certains postes à l'étranger, voire même en Suisse, a critiqué le Bernois. Et s'ils sont engagés, leur salaire est moins élevé. "Les Suisses sont désavantagés par rapport aux Européens."

La situation doit changer, aux yeux de Matthias Aebischer. Les diplômes professionnels helvétiques doivent être dotés de "noms modernes", reflétant leur équivalence à d'autres diplômes. L'Allemagne a franchi le pas de manière tout à fait simple. L'Autriche devrait suivre. Il n'y a pas de raison pour que Berne ne leur emboîte pas le pas, a jugé le socialiste.

La question est complexe. Elle est actuellement en train d'être étudiée avec tous les acteurs concernés, a tenté de faire valoir Guy Parmelin. Pour le ministre de l'éducation, il faut attendre les résultats de ces travaux. Et de mettre en garde contre une académisation de la formation professionnelle et une confusion avec les titres délivrés par les hautes écoles. Sans succès.