Les sénateurs ont prévu cent millions de francs pour 2022. Ces fonds sont destinés d'une part à la conclusion d'accords de garantie d'achat avec les fabricants de médicaments et d'autre part à l'achat proprement dit de ces médicaments, destinés à des personnes qui ne peuvent être vaccinées.
La nécessité d'acheter ces médicaments n'a pas été contestée sur le fond par les députés, a déclaré Johanna Gapany (PLR/FR) au nom de la commission. La question qui se pose est celle du "juste moment": veut-on que le Conseil fédéral ait les moyens pour les acquérir tout de suite ou veut-on les reporter en juin, a-t-elle demandé.
Les capacités de production de ces traitements seront limitées, au moins au début, a justifié la Fribourgeoise, citant un rapport du Département fédéral de l'intérieur (DFI). Il faut donc avoir des fonds pour conclure rapidement des garanties d'achat. Il est en outre nécessaire de trouver des alternatives aux médicaments existants, qui n'ont pas montré d'efficacité face au variant Omicron.
Jakob Stark (UDC/TG) n'a pas contesté la nécessité d'acheter ces médicaments. La décision a déjà été prise fin février par le Conseil fédéral, a-t-il rappelé. Il a toutefois nié l'urgence à débloquer ce crédit, insistant sur l'importance de respecter les principes de la politique financière de la Confédération.
Il ne s'agit pas d'une question financière, mais politique, a abondé Ueli Maurer. Le ministre des finances a rappelé que le Conseil fédéral avait prévu de présenter une demande de crédit pour la session d'été. Le gouvernement "peut vivre" avec les deux options, a-t-il dit.
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