L'Union européenne a adopté, en mars 2020, un nouveau règlement concernant FADO. Le système d'archivage conservera pour l'essentiel ses fonctionnalités actuelles. Il passe sous la houlette de l'Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex). Les Etats de l'espace Schengen sont tenus de lui transmettre les informations pertinentes.
Une telle gestion a été vivement critiquée par la gauche au National, en vain. Le camp rose-vert aurait voulu suspendre le projet jusqu'à la votation sur le renforcement de Frontex, qui devrait avoir lieu le 15 mai. Un référendum a été lancé contre les 61 millions de francs supplémentaires accordés à l'agence.
Compagnies aériennes aussi
Les Chambres se sont en outre divisées sur la question du droit d'accès. Au final, le Conseil fédéral ne pourra décider seul que de modifications mineures dans ce domaine. FADO sera aussi ouvert de manière limitée aux compagnies aériennes. Tous les autres cas doivent être soumis au Parlement.
Fado contient des spécimens de documents d'identité ou de légitimation, comme des passeports, des cartes d'identité, des permis de conduire, des autorisations de séjour ou des actes de l'état civil. Il indique les caractéristiques potentielles de la fraude, sans permettre l'identification des personnes.
"C'est un instrument précieux", selon la ministre de justice et police Karin Keller-Sutter. "Les autorités de contrôles suisses disposent ainsi des mêmes outils que leurs collègues étrangers."
La Suisse utilise FADO depuis 2010. Chaque année, l'Office fédéral de la police (fedpol) y enregistre entre 4000 et 5000 documents falsifiés et utilisés abusivement.