Le Tessin est confronté à une pression accrue sur les salaires, raison pour laquelle il a déposé cette initiative cantonale. Selon lui, licencier un employé pour engager un travailleur moins cher ou parce qu'il refuse une diminution importante du salaire devait être considéré comme abusif.
Il aurait impliqué de modifier les dispositions du code des obligations afin de lutter contre les licenciements de substitutions. Cette requête devait permettre au canton de mettre en oeuvre l'initiative populaire "Prima i nostri", acceptée par 58% des Tessinois.
Mais pour les sénateurs, cette requête ne doit pas être réglée dans le droit fédéral. C'est de la responsabilité du législateur tessinois d'adapter sa constitution, a déclaré Philippe Bauer (PLR/NE) pour la commission.
Au niveau fédéral, les mesures d'accompagnement ont été entretemps complétées avec l'annonce des postes vacants, ce qui donne aux cantons assez de moyens pour lutter contre la sous-enchère salariale. En outre, la solution proposée par le Tessin pour les licenciements de substitution ne donnerait pas forcément la priorité aux travailleurs suisses.
Une solution nationale
La gauche estimait elle que la situation particulière du marché du travail au Tessin nécessite des mesures supplémentaires pour lutter contre la sous-enchère salariale. La différence de salaire dans ce canton par rapport à la moyenne suisse existe et est frappante, a relevé Daniel Jositsch (PS/ZH).
Le dumping salarial est une préoccupation importante au Tessin, a rappelé Marina Carobbio-Guscetti (PS/TI). Ce problème des licenciements de substitution existe au-delà du canton et appelle une réponse au niveau national, selon elle. Sans succès.