(ats) Les sels d'aluminium et leurs dérivés ne devraient pas être interdits dans les produits cosmétiques. Le Conseil des Etats a tacitement refusé mercredi de donner suite à une initiative du canton de Genève en ce sens. Le National doit se prononcer.

Les sels d'aluminium et leur potentiel effet cancérigènes sont controversés depuis de nombreuses années, avancent les autorités genevoises. Citant aussi d'autres problématiques environnementales comme les pesticides, la pollution ou encore les perturbateurs endocriniens, elles estiment qu'il faut appliquer le principe de précaution et changer les modes de vie et de consommation.

Les géants de la cosmétique doivent réfléchir à d'autres produits tout aussi efficaces mais moins dangereux pour la santé, écrit le canton. Et de souligner que la population commence déjà à réaliser les dangers de tels produits et à se tourner vers d'autres moins toxiques.

Selon la commission, les connaissances actuelles ne permettent pas d'établir un lien entre la présence de sels d'aluminium dans les anti-transpirants et le cancer du sein. De plus, chaque produit cosmétique fait déjà l'objet d'un rapport de sécurité avant sa mise sur le marché, en vertu du droit des denrées alimentaires. Enfin, si la Suisse émet unilatéralement une telle interdiction, cela risque de créer une entrave au commerce avec l'UE.