Ces cantons demandent d'édicter un moratoire dans l'attente d'une vue d'ensemble de l'exposition de la population au rayonnement. Le moratoire demandé au niveau fédéral concerne la 5G millimétrique, à savoir les antennes utilisant des très hautes fréquences (onde millimétrique) pour augmenter la puissance.
Aujourd'hui, la 3G, la 4G et le wifi fonctionnent jusqu'à 5GHz. La 5G millimétrique est comprise entre 15 et 20 GHz. Aucun type d'ondes millimétriques n'est encore utilisé à ce jour en Suisse.
Travaux en cours
Les mesures d'accompagnement prises par le Conseil fédéral dans la perspective du développement de la téléphonie mobile répondent largement aux objectifs des initiatives, selon la commission.
Les demandes des cantons sont en train d'être remplies. Le Parlement a chargé le Conseil fédéral de renforcer le soutien aux recherches sur le rayonnement dans le cadre de la téléphonie mobile. Par ailleurs, la Confédération travaille, en collaboration avec les cantons, à la mise en place d’un cadastre national des ondes destiné à informer la population des effets du rayonnement.
La population sera également sensibilisée. La création d’un service de consultation de médecine environnementale sur le rayonnement non ionisant (RNI) est aussi à l'agenda de la Confédération.
Postulat déjà adopté
Le postulat adopté en décembre dernier par le Conseil des Etats tient aussi suffisamment compte des préoccupations liées aux ondes millimétriques. La Chambre des cantons demandait d'impliquer les cantons et les commissions parlementaires fédérales avant que les très hautes fréquences ne soient utilisées pour la téléphonie mobile.
Le postulat vise à garantir une information adéquate à la population. Il s'agira aussi de prendre en compte les résultats des recherches sur les répercussions des ondes millimétriques sur la santé et l'environnement.