Une personne meurt toutes les deux semaines des suites de violences domestiques, a exposé la motionnaire. Cela correspond à environ 25 personnes par an.
La violence n'est pas une fatalité, rien ne la justifie, a-t-elle poursuivi. "Il est important que toute la population se sente concernée par ce fléau. N'oublions pas que les victimes collatérales sont les enfants."
Pour prévenir et combattre ces violences, des campagnes de prévention régulières et ciblées sont essentielles, sur le modèle d'autres campagnes, dans les domaines par exemple du tabagisme, de l'alcool au volant ou de la prévention du sida. La Suisse s'est engagée à en mener en ratifiant la Convention d'Istanbul, a rappelé la Valaisanne.
Ce qui se passe dans les foyers ne relève plus du privé, mais c'est une question d'ordre politique, a-t-elle encore avancé. Le premier moyen pour lutter contre ces violences est de les rendre visibles. La Confédération doit travailler de concert avec les cantons et les communes.
Atteindre toute la population
Des mesures de sensibilisation ponctuelles sont déjà menées par les cantons et parfois avec le soutien ad hoc de la Confédération, notamment en ce qui concerne l'accès à l'aide pour les victimes, a rappelé le ministre de l'intérieur Alain Berset. Mais il a approuvé une présence sur l'ensemble du territoire national pour atteindre toute la population.
Ces campagnes nécessiteront toutefois un certain coût, jusqu'à deux millions de francs par an, a-t-il calculé. Il ne sera pas possible de simplement puiser dans les finances du bureau de l'égalité, il faudra un crédit complémentaire. Le Parlement devra être d'accord, a déjà anticipé le ministre.
Le Conseil national doit encore se prononcer.