(ats) Les habitants des bassins frontaliers devraient conserver la liberté de voyager dans leur région même en temps de pandémie. Le Conseil national a transmis jeudi par 127 voix contre 46 une motion du Conseil des Etats. L'UDC s'y est opposée.

Les liens sont étroits dans les agglomérations frontalières: chaque jour, 361'000 travailleurs viennent travailler en Suisse. Et des familles vivent de part et d'autre de la frontière. Ce personnel est essentiel au fonctionnement du système de santé et à la restauration, a avancé Benjamin Roduit (Centre/VS) au nom de la commission.

Une disposition pour leur garantir les déplacements a été prévue dans la loi Covid-19, mais elle n'est en vigueur que jusqu’à fin 2021, a-t-il rappelé. Mais le problème ne disparaîtra pas. Une disposition ad hoc est nécessaire dans la loi sur les épidémies.

Une analyse

Le ministre de la santé Alain Berset a rejeté en vain cette motion. Il n'est pas convaincu qu'il faille changer la loi. "On a trouvé des solutions adaptées." La liberté de voyager des personnes venant de zones frontalières a été prise en compte autant que possible durant la crise du Covid-19, s'est-il encore défendu.

Il faut d'abord faire une analyse de fond de toute la gestion de la pandémie avant de demander des changements ponctuels. Et de rappeler qu'une révision a déjà été demandée par le Conseil fédéral.