La Suisse est à la traîne en comparaison internationale en matière de numérisation, a avancé Ruth Humbel (Centre/AG) pour la commission. "C'est incompréhensible et honteux pour un pays particulièrement innovant."
Le fédéralisme n'est pas une excuse, a-t-elle critiqué, déplorant un manque de stratégie, de structures et de volonté politique de faire avancer la numérisation. L'Argovienne a aussi cité les exemples du Danemark, d'Israël ou du Canada, qui doivent servir de modèles à la Suisse.
"Nous avons des hautes écoles et des industries pour nous épauler", a-t-elle encore déclaré. "La numérisation de la santé n'est pas seulement un défi mais une urgence", a abondé Léonore Porchet (Verts/VD).
Rôle du coronavirus
La pandémie de coronavirus a démontré le retard en la matière, a estimé la Vaudoise. Et de calculer qu'un processus structuré entraînerait des économies potentielles se chiffrant en milliards de francs.
Alain Berset a reconnu la nécessité de moderniser le système. Mais la motion contient des éléments qui ne pourront pas être mis en oeuvre au niveau fédéral, a expliqué le ministre de la santé. La crise du coronavirus a en outre déjà fait accélérer bien des choses et de nombreuses mesures sont déjà mises en place, a-t-il dit. En vain.