Selon une enquête menée en novembre dernier, 42% des femmes et 24% des hommes ont déjà vécu des actes de violence domestique dans leur couple, a rappelé Céline Weber (PVL/VD) au nom de la commission. Une femme meurt toutes les deux semaines des suites de violences domestiques.
Ce n'est pas tolérable, il est temps d'agir, a lancé la Vaudoise. Berne mise depuis des décennies sur la prévention dans des domaines comme le sida ou les accidents de la route, mais elle n'exploite pas encore ce potentiel dans le domaine de la violence. L'organisation de telles campagnes est pourtant prévue par la Convention d'Istanbul, que la Suisse a ratifiée en 2018.
La motion prévoit que la Confédération veille à ce que la population suisse dans son ensemble soit sensibilisée aux problèmes de violence et informées sur ces questions. Elle doit également octroyer un soutien financier aux ONG.
Moyens nécessaires
Le gouvernement soutenait cette demande. Des mesures de sensibilisation ponctuelles sont déjà menées par les cantons et parfois avec le soutien ad hoc de la Confédération, notamment en ce qui concerne l'accès à l'aide pour les victimes, a rappelé Alain Berset.
Ces campagnes nécessiteront toutefois un certain coût, jusqu'à deux millions de francs par an, a-t-il calculé. Il ne sera pas possible de simplement puiser dans les finances du bureau de l'égalité, il faudra un crédit complémentaire. Le Parlement devra être d'accord, a déjà anticipé le ministre.
L'udc, en revanche, s'opposait au texte. Des affiches n'ont aucun effet sur les auteurs de violences, a plaidé Mauro Tuena (UDC/ZH). Et le Zurichois d'exiger un durcissement des sanctions et le renvoi des criminels étrangers, ceux-ci étant surreprésentés dans les statistiques et déjà connus des services de police.
Le Conseil des Etats doit encore se prononcer. La Chambre des cantons a tacitement approuvé jeudi matin une motion similaire déposée par Marianne Maret (Centre/VS).