Pour le motionnaire, la complexité et la fragmentation croissantes du système rendent aujourd'hui quasiment impossible l'exécution de certaines tâches. Un identificateur univoque du patient permettrait d'y remédier et contribuerait à l'économicité des prestations.
Cet identificateur devrait tenir compte des systèmes existants comme le dossier électronique du patient dans un cadre clairement défini. La protection des données serait strictement encadrée. Les données anonymisées seraient accessibles à l'Office fédéral de la statistique. Quant aux utilisateurs des données, ils devraient rendre leurs résultats publics.
Le Conseil fédéral s'est montré d'accord avec la motion. La nécessité d'un tel identificateur est mentionnée dans le rapport "Améliorations de la gestion des données dans le domaine de la santé" dont il a pris acte la semaine dernière. Comme pour le numéro AVS, le recours à cet identificateur pourrait être prévu dans les domaines régis par les cantons.
Réseau de santé virtuel
Une deuxième motion du même élu va dans le même sens. Egalement acceptée tacitement, elle demande que tous les processus relatifs à l'administration des patients se déroulent numériquement, au sens d'un réseau de santé suisse virtuel. Cela vaudrait pour tous les prestataires de soins ambulatoires et hospitaliers.
Là aussi, le gouvernement soutient l'intervention. Le traitement numérique continu des processus simplifiera la collaboration entre les institutions, augmentera l'efficacité et améliorera la qualité des données. Des efforts sont déjà en cours, écrit-il dans sa réponse. Le Conseil des Etats se prononcera aussi.