Il n'est pas du ressort de la Confédération d'intervenir dans ce domaine, a argué Jakob Stark (UDC/TG) pour la commission. C'est une compétence des cantons et c'est à eux de pouvoir choisir s'ils veulent publier ces données.
M. Stark a aussi redouté que, si seuls les dépassements des valeurs limites étaient publiés, cela risquerait de masquer le fait que celles-ci sont respectées la plupart du temps et de susciter des craintes au sein de la population. Et de rappeler que le droit actuel permet déjà aux personnes intéressées d'accéder sur demande à ces données.
C'est paternaliste de penser que la transparence mènerait à de l'insécurité générale, a opposé Matthias Michel (PLR/ZG). Ce n'est pas un signe de défiance à l'égard des cantons mais il est question de confiance vis-à-vis du public, a abondé Adèle Thorens Goumaz (Vert-e-s/VD).
Les autorités devraient proactivement publier les données de santé publique, selon elle. Cela ne nécessiterait pas une grosse augmentation de ressources financières et en personnel, a souligné la ministre de l'environnement Simonetta Sommaruga.
La Vaudoise a encore rappelé que le texte visait notamment les cimenteries et les stations d'incinération des ordures ménagères du côté des entreprises. Elle a estimé important de mesurer les niveaux de concentration et les dépassements de normes par exemple pour les poussières fines, dangereuses pour la population. Sans succès.