(ats) La base de calcul qui sert à déterminer le revenu d'invalidité devrait être revue. Le National a soutenu mercredi à la quasi-unanimité une motion de commission qui demande de tenir compte des connaissances scientifiques les plus actuelles. Cela bénéficiera aux personnes les moins bien formées.

L'assurance invalidité est vue comme une assurance sociale. Mais elle est davantage une assurance perte de gains, a rappelé Pierre-Yves Maillard (PS/VD) au nom de la commission. La définition du salaire auquel une personne avec handicap peut prétendre est donc déterminante. Or les tabelles utilisées concernent des personnes valides, par exemple dans les activités manuelles. Les gens qui ont des qualifications moins avancées sont donc prétérités et finissent souvent à l'aide sociale.

Les avancées scientifiques ont reconnu qu'il y a là une discrimination intolérable, selon M. Maillard. "Malheureusement, certainement sous l'impulsion d'une administration frileuse, le Conseil fédéral estime qu'il faut attendre encore trois ans. Cela ne va pas."

Le travail a déjà commencé. Mais "le délai du 30 juin 2023 demandé par la motion nous paraît impossible à tenir", a dit le conseiller fédéral Alain Berset. Il faut encore une consultation et des évaluations sérieuses sur les conséquences financières de ce changement sur toutes les assurances sociales concernées. Et d'affirmer que le problème ne pourra pas être modifié avant 2025 au plus tôt. Le Conseil des Etats devra se prononcer.