Le rapport constitue l'une des bases solides sur lesquelles le pays peut appuyer sa politique de sécurité, s'est réjoui la rapporteuse de commission Andrea Gmür-Schönenberger (Centre/LU). Elle s'est aussi félicitée du rapport complémentaire annoncé par la ministre de la défense d'ici l'automne qui abordera notamment les enseignements tirés de la guerre en Ukraine.
Les hypothèses évoquées dans le rapport sont devenues réalité avec ce conflit, a regretté Viola Amherd. Le document, adopté avant le début de la guerre, mentionnait la possibilité d'une escalade militaire à l'est de l'Europe et d'activités cyber et de désinformation de la part de la Russie.
La Suisse ne peut se protéger seule de missiles intercontinentaux, donc la collaboration internationale est importante, a souligné pour sa part Thierry Burkart (PLR/AG). Il y a la guerre en Europe malgré l'OTAN et l'UE, a contre-argumenté Alex Kuprecht (UDC/SZ). "Ce n'est pas obsolète de protéger nos frontières terrestres."
Le Schwyzois a encore demandé de réduire l'intervalle entre les différents rapports en raison de la situation géopolitique changeante, le dernier datant de 2016. Le rapport 2021 fixe neuf priorités pour la politique de sécurité suisse, en matière notamment de protection contre les cybermenaces, de gestion des conflits hybrides ainsi que de lutte contre le terrorisme, l'extrémisme violent et la criminalité organisée.