Le droit suisse est lacunaire pour prononcer des blocages de comptes ou des interdictions de voyager contre des politiciens impliqués dans des crimes contre l'humanité ou des affaires de corruption. "Aujourd'hui, la Suisse ne peut que reprendre les sanctions de l'ONU ou de l'Union européenne", a souligné le socialiste.
"Ce n'est pas neutre et encore moins souverain", a-t-il poursuivi. La Suisse doit pouvoir prendre des sanctions elle-même. Il en va de sa propre protection et de celle des droits humains.
"La guerre en Ukraine a bouleversé nos certitudes, y compris en matière de sanctions", a complété Nicolas Walder (Vert-e-s/GE) au nom de la commission. Il faut donner une plus grande autonomie au Conseil fédéral. Et de rappeler que permettre des sanctions n'oblige pas à en prendre.
"Des sanctions n'ont jamais mis fin à une guerre", a tenté de leur opposer Yves Nidegger (UDC/GE). Le Genevois s'est en outre indigné face à la volonté de "punir avant que le jugement soit prononcé", de "pendre d'abord et de juger ensuite". Il n'a été suivi que par une partie de la droite.