(ats) La surveillance de l'AVS sera modernisée. Le Conseil des Etats a finalement plié sur la dernière divergence qui concernait les organes de contrôle du 2e pilier. La réforme de la loi est ainsi sous toit.

Outre l'AVS, le projet prévoit aussi des améliorations ponctuelles pour la surveillance des institutions de la prévoyance professionnelle. Les membres des départements cantonaux chargés des questions relatives au 2e pilier seront exclus de l'autorité de surveillance. Le Conseil des Etats, qui avait jusqu'alors refusé ce point, s'est finalement tacitement rallié à la position du National.

Simplifier

Le projet du gouvernement entend simplifier le système de surveillance et prévoit des règles unifiées au niveau national. Les organes d'exécution, comme les caisses de compensation cantonales et professionnelles ou les offices AI, devront mettre en place des instruments modernes de gestion et de contrôle des risques et de la qualité.

Le financement du développement et de l'exploitation de systèmes d'information utilisables à l'échelle suisse sera réglementé. Le Conseil fédéral aura la compétence de régler l'échange électronique de données entre les assureurs sociaux et les autorités fédérales ainsi qu'entre les assureurs.

Pas d'exigences minimales

Le pilotage et la surveillance des systèmes d'information dans le domaine de l'AVS devraient aussi être améliorés pour garantir la sécurité de l'information et la protection des données. Mais le Parlement n'a pas voulu aller trop loin. L'autorité de surveillance n'aura pas la compétence d'édicter des exigences minimales en ce sens, comme le demandaient le Conseil fédéral et la gauche.

Comme la Chambre des cantons, le National a en outre décidé de ne pas réglementer davantage la rémunération des courtiers mandatés par les employeurs en recherche d'institution de prévoyance.

Communication électronique

Les assurances ne pourront en outre pas communiquer leurs décisions par voie électronique. Elles devront continuer de les notifier par écrit, comme aujourd'hui. Le National a dit non face aux velléités des sénateurs en la matière. Il y a trop de personnes concernées qui risqueraient de ne pas être atteignables électroniquement et qui ne pourront pas faire recours à temps.

La numérisation doit de plus être envisagée dans un cadre plus large. Il y a un projet de réforme en cours sur la transmission électronique des actes judiciaires, a rappelé le conseiller fédéral Alain Berset.