Parfois, le renvoi d'un requérant d'asile est impossible, faute de départ volontaire de la personne concernée ou parce que le retour forcé n'est pas admis. En pareil cas, la personne reste en Suisse sans pouvoir travailler ou suivre une formation, a rappelé Fabio Regazzi (Centre/TI). Marginalisé socialement et professionnellement, elle est à la charge de l'aide sociale.
Pourtant, de nombreux jeunes en attente de renvoi sont formés et travaillent, dans des domaines comme l'agriculture ou la construction. Ils contribuent au marché du travail et à l'économie suisse et il serait logique qu'ils puissent continuer à le faire en attendant leur départ, qui peut parfois prendre des années, a fait valoir avec succès le motionnaire.
Cette motion contredirait les buts de l'asile en Suisse, notamment l'accélération des procédures d'asile entrée en vigueur en 2019, a estimé la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter. De plus, l'exercice d'une activité lucrative n'est pas autorisé pendant la durée de la procédure accélérée dans les centres de la Confédération, à laquelle sont soumis la majorité des requérants d'asile.
Autre conséquence de cette accélération de la procédure: les requérants d'asile n'ont généralement pas encore le niveau scolaire et linguistique nécessaire pour entamer une activité professionnelle. Ses arguments n'ont pas été entendus.