(ats) Le réseau radio de sécurité Polycom sera équipé de batteries de secours renouvelables. Le National a approuvé mercredi à l'unanimité un crédit de 60 millions de francs pour faire face à une possible panne du réseau électrique suisse. Le Conseil des Etats avait déjà donné son feu vert.

Polycom, utilisé par la Confédération et les cantons, joue un rôle décisif pour les autorités et organisations chargées du sauvetage et de la sécurité dans la gestion des situations de crise. Ses 750 émetteurs leur permettent de communiquer entre elles en toutes circonstances.

La mise en place de systèmes de batteries sur les installations émettrices permettra de garantir les communications sur tout le territoire suisse, même en cas d'effondrement généralisé du réseau électrique.

Selon une analyse de l'Office fédéral des douanes, qui gère les sites Polycom de la Confédération, une panne de courant de plus de huit heures réduirait fortement la couverture radio dans l'espace frontalier. La solution proposée doit permettre d'assurer une autonomie de 72 heures.

Batteries renouvelables

Les nouvelles installations devront être alimentées au moyen de batteries lithium-ion chargées avec de l'électricité issue d'énergies renouvelables. Le Conseil fédéral demande un crédit d'engagement de 60 millions de francs pour les dépenses d'investissement uniques de matériel sur la période 2023-2026 et pour les coûts d'exploitation et d'entretien prévus jusqu'en 2035.

Ce crédit est divisé en deux tranches. La première (41,2 millions de francs) comprend l'équipement complet des sites de la Confédération avec des systèmes d'alimentation électrique de secours basés sur les batteries lithium-ion.

La deuxième tranche (18,8 millions) couvre les surplus de coûts qui surviendraient si la variante des batteries lithium-ion s'avérait totalement ou partiellement irréalisable lors de l'examen préliminaire de faisabilité. De telles installations n'étant pas encore très répandues en Suisse, leur capacité d'utilisation sera vérifiée.

Modernisation à accélérer

Certaines voix ont tiré la sonnette d'alarme sur la modernisation du réseau, utilisé par 55'000 personnes, et d'importance systémique. Un nouveau système informatique est prévu d'ici 2030. Or le transfert de l'ancienne à la nouvelle technologie s'est accompagné depuis 2020 de retards considérables.

Le ministre des finances Ueli Maurer s'est voulu rassurant. Tout le monde a conscience des difficultés, et l'Office fédéral de la protection de la population aura les moyens nécessaires pour mener cette modernisation à bien.