(ats) La Suisse ne devrait pas accueillir plus de migrants en provenance des camps grecs. Le National n'a pas donné suite jeudi, par 98 voix contre 59, à une initiative du canton de Bâle-Ville. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.

Après l'ouverture de la frontière gréco-turque, la situation sur les îles grecques s'est encore aggravée, a rappelé Tamara Funiciello (PS/BE). Ce qu'il se passe à Lesbos et Samos n'est pas digne de l'histoire de l'Europe ni de la Suisse, a-t-elle poursuivi, citant des camps surpeuplés dans de mauvaises conditions d'hygiène, des enfants non scolarisés ou encore une absence de perspectives d'avenir pour les personnes concernées.

La guerre en Ukraine a montré que la Suisse peut accueillir rapidement des réfugiés, les héberger, leur proposer des droits et une protection ainsi que leur donner des perspectives d'avenir, a pointé la socialiste. "Quelle différence y a-t-il entre fuir des bombardements en Ukraine et en Syrie, entre fuir Kaboul et Kiev?", a-t-elle lancé.

La situation à Lesbos et Samos n'est plus aussi tragique qu'à l'automne 2020, a contré Marianne Binder-Keller (C/AG) pour la commission. L'aide humanitaire d’urgence sur place, l'accueil des mineurs non accompagnés et la participation aux différents programmes de réinstallation doivent être privilégiés. Tous les partis, sauf la gauche, l'ont entendue.