La guerre en Ukraine a provoqué une hausse massive des prix des carburants. En six mois, le prix de l'essence a augmenté de près de 30%, a alerté Charles Juillard (C/JU). Prochainement, les consommateurs pourraient même devoir débourser jusqu'à 4 francs par litre d'essence. La classe moyenne, vivant dans des zones reculées, est particulièrement affectée dans son pouvoir d'achat.
La législation actuelle ne prévoit aucune mesure en période de crise, comme une épidémie ou une guerre. Pour le Jurassien, elle doit être révisée. Les prix des carburants et des combustibles doivent pouvoir être régulés rapidement afin d'éviter de trop fortes fluctuations.
Le Conseil fédéral doit par exemple pouvoir baisser immédiatement la taxe sur les carburants de 20 à 30 centimes pour une période déterminée. Les prix de l'essence seraient ainsi réduits d'environ 10% par litre. Et le sénateur de souligner que le gouvernement français a déjà pris une décision similaire.
Ne pas multiplier les assurances
"Si un tel mécanisme est adopté, il faudra bientôt en décider un similaire dans d'autres domaines, comme l'approvisionnement en courant ou la santé", lui a opposé Ueli Maurer. Pour le ministre des finances, une assurance de la sorte n'est pas nécessaire. Si besoin, la Confédération peut réagir rapidement.
Conscient des défis liés à l'augmentation des prix de l'énergie, le gouvernement ne voit toutefois aucune nécessité de prendre des mesures dans l'immédiat. Un groupe de travail interdépartemental planche sur la question. Il examine en permanence les éventuelles mesures à prendre, leur financement et leurs conséquences.