Les étrangers entre 0 et 19 ans représentaient en 2019 quelque 20% de la population étrangère en Suisse, soit 440'700 personnes. Cette naturalisation facilitée permettrait à ces jeunes qui ont tous leurs réseaux en Suisse d'être considéré comme appartenant à ce pays, selon la Genevoise.
"Un enfant scolarisé, socialisé et qui a ses réseaux ici devrait être considéré comme appartenant à ce pays qui l'a vu grandir", a complété Delphine Broggini Klopfenstein (Vert-e-s/GE). Pour elle, ces enfants devraient avoir un droit à la citoyenneté.
Mais la droite et le Centre ne veulent pas d'une naturalisation automatique. Il n'y a pas de droit à l'obtention de la nationalité suisse, a indiqué Gerhard Pfister (Centre/ZG). "Un tel droit du sol priverait les cantons et les communes du rôle essentiel qu'elles jouent dans le processus de naturalisation et de l'examen d'intégration", a rappelé Jean-Luc Addor (UDC/VS) pour la commission.
Interrogé sur la différence entre un Suisse qui a d'office un passeport rouge à croix blanche et un étranger né et scolarisé en Suisse qui n'en a pas, le Valaisan a répondu: "La différence, c'est que les Suisses sont nés suisses; la vie est faite de différences entre hommes et femmes, entre Suisses entre étrangers."