Sur la base de l'exemple de la taskforce Covid-19 de l'Office fédéral de la santé publique durant la crise du coronavirus, le Conseil fédéral est prié de modifier et de compléter les bases légales existantes. Il faudra notamment déterminer quel département fédéral est le principal responsable dans la gestion d'une crise.
Le gouvernement devra aussi régler les modalités de la convocation, la détermination des tâches, la structure de conduite, les interfaces avec le Conseil fédéral et les autres acteurs de la gestion de crise, les finances, le personnel et la communication.
La Chambre du peuple a également chargé le Conseil fédéral, via un postulat accepté à l'unanimité, de faire son auto-critique sur la gestion de la crise du coronavirus au plus tard dans le courant de l'année 2023 dans un bilan global. Et d'établir un concept pour l'organisation de crise pour le futur. L'intégration des cantons dans la gestion de crise est à revoir, de même que les interfaces avec la science, l'économie et la société civile, selon ce texte.
Des travaux sont déjà en cours au sein de l'administration, dans plusieurs départements, a contré le chancelier de la Confédération, Walter Thurnherr. Il y a des discussions avec les cantons, avec l'économie, avec les milieux académiques. "Nous savons déjà ce qui a bien fonctionné et ce qui a moins bien fonctionné", il n'y a pas besoin d'un nouveau rapport, a-t-il dit en vain, suivi seulement par l'UDC.
Le Conseil des Etats devra encore se prononcer sur la motion.